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Le directeur de la FINMA expose 30 ans de gestion des crises financières et les priorités futures

Stefan Walter

Le 12 juin 2024, Stefan Walter, directeur de la FINMA, a pris la parole lors du Symposium de la Bundesbank à Berne pour partager ses réflexions sur plus de trois décennies de gestion des crises financières et pour discuter des priorités futures en matière de supervision bancaire. Son discours a mis en lumière les leçons tirées des crises passées et a souligné l’importance d’une supervision bancaire robuste et proactive pour assurer la stabilité financière et soutenir une croissance économique durable.


L’importance de la supervision bancaire


Walter a débuté son intervention en soulignant le rôle central des banques dans les crises financières majeures des 30 dernières années. Il a rappelé que les crises les plus graves, comme la crise des subprimes de 2008-2009 et la crise de la dette souveraine européenne de 2010-2012, ont souvent été exacerbées par l’implication directe ou indirecte des banques. En tant qu’intermédiaires de crédit et transformateurs de maturité, les banques jouent un rôle crucial dans l’économie, et leur défaillance peut entraîner des conséquences économiques désastreuses.


Le succès du Mécanisme de Supervision Unique (MSU)


Walter a ensuite abordé les dix ans d’existence du Mécanisme de Supervision Unique (MSU), créé en réponse à la crise de la dette souveraine européenne. Le MSU a instauré une supervision bancaire harmonisée au niveau de la zone euro, permettant de réduire les risques systémiques et d’améliorer la résilience des banques. Grâce à des réglementations strictes et à une intervention précoce, le MSU a réussi à diminuer les prêts non performants et à renforcer les réserves de capital et de liquidité des banques de la zone euro.


Les priorités pour l’avenir de la supervision bancaire


Walter a identifié plusieurs domaines clés pour l’avenir de la supervision bancaire :

  1. Mise en œuvre complète de Bâle III : Il a insisté sur l’importance de mettre en œuvre les normes de Bâle III pour renforcer la résilience du système bancaire. Il a suggéré des ajustements basés sur les leçons tirées des crises récentes, notamment en ce qui concerne les sorties de liquidité.
  2. Surveillance de l’intermédiation de crédit hors secteur bancaire : Walter a souligné la nécessité de comprendre et de réguler les activités de prêt similaires à celles des banques mais effectuées par des institutions financières non bancaires (NBFI). Il a suggéré que des données globales sur ces activités pourraient aider à mieux encadrer ces risques.
  3. Gestion des liens entre banques et NBFI : Il a évoqué les liens croissants entre les banques et les entités hautement levierisées, telles que les fonds de capital-investissement, qui nécessitent une surveillance accrue pour prévenir les risques systémiques.

L’importance de l’intervention précoce


L’un des points clés de l’intervention de Walter a été l’importance de l’intervention précoce et de la supervision qualitative. Il a expliqué que les superviseurs doivent être capables d’identifier les signaux d’alerte tels qu’une culture du risque faible, une gouvernance inefficace et des modèles d’affaires risqués, et d’agir rapidement pour résoudre ces problèmes avant qu’ils ne deviennent critiques. Selon Walter, une intervention précoce permet de stabiliser les institutions financières avant que leurs faiblesses ne se traduisent par des pertes importantes et des problèmes de liquidité.

Stefan Walter a conclu son intervention en rappelant que la stabilité financière et la croissance économique durable reposent sur une supervision bancaire robuste et proactive. Les leçons des crises passées doivent guider les régulateurs pour améliorer constamment les cadres réglementaires et les pratiques de supervision. En mettant en œuvre des normes strictes, en surveillant les innovations financières et en intervenant de manière proactive, les régulateurs peuvent contribuer à prévenir les crises futures et à renforcer la résilience du secteur financier.

L’intervention de Walter au Symposium de la Bundesbank a été un appel à l’action pour les superviseurs bancaires du monde entier, soulignant l’importance de rester vigilants et adaptatifs face à un environnement financier en constante évolution.

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