V1.0 (20.06.24) : Lancement du site internet

La plateforme de la sélection de fonds et de la gestion d’actifs

Les banques suisses confirment leur stabilité malgré un contexte incertain

En 2021, les banques suisses ont confirmé leur bonne santé. Au premier semestre 2022, elles ont évolué dans un contexte de fortes incertitudes. Le Baromètre bancaire 2022 de l’Association suisse des banquiers (ASB) présente les chiffres clés et les principales évolutions de la place bancaire suisse.

En Suisse, les mesures prises à la suite de la pandémie de COVID-19 ont été progressivement assouplies en 2021. Cet assouplissement s’est accompagné d’une forte reprise économique et d’une baisse du taux de chômage. La situation des 239 banques actives en Suisse à la fin de 2021 s’est améliorée en conséquence. Leur succès commercial cumulé a augmenté de 1,4% pour atteindre 70,9 milliards de francs.


Les commissions et les services, moteur du succès


Le principal moteur de cette évolution positive est le secteur des commissions et des services, qui a progressé de 10,9% pour atteindre 25,5 milliards de francs, en raison de la forte hausse des cours des titres. Pour la première fois depuis 2015, les opérations de commissions et de services ont à nouveau été le secteur d’activité le plus important pour les banques en Suisse en termes de succès commercial. Dans les opérations d’intérêts, qui ont dominé ces dernières années, les revenus ont augmenté de 0,8%, dans les opérations de négoce, les revenus ont nettement diminué de -29,4% après une année 2020 extraordinaire.

En termes de rentabilité, le bénéfice brut des banques en Suisse provenant de leurs activités a augmenté de 3,1% en 2021 grâce à des charges d’exploitation stables. Les banques ont payé des impôts à hauteur de 2,6 milliards de francs (+38,8%).


Forte augmentation des liquidités, les prêts hypothécaires restent un produit bancaire très utilisé


A fin 2021, le total des actifs de toutes les banques a augmenté de 3,5% pour atteindre CHF 3587,8 milliards. Avec 11,1%, soit 76 milliards de francs, les liquidités affichent la plus forte croissance en termes de montant. Cette évolution est due, entre autres, à la réglementation de Bâle III sur les liquidités et à l’environnement de taux d’intérêt bas. Représentant 31,6%, les prêts hypothécaires restent le principal poste d’actif des banques en Suisse. En 2021, les banques ont pu augmenter leurs créances hypothécaires de 3,4% pour atteindre 1 134,9 milliards de francs.


Inversion de tendance dans les dépôts à terme malgré une croissance ininterrompue des dépôts à vue


Au passif du bilan, les obligations de dépôt de la clientèle dominent avec une part qui s’élève à 57,5%. La poursuite de leur croissance s’explique par l’augmentation d’environ 10% des dépôts à vue et à terme et par le maintien d’un taux d’épargne exceptionnellement élevé. Toutefois, la hausse des dépôts à terme constitue un renversement de tendance par rapport à la dernière décennie : entre 2011 et 2021, leur part dans les engagements est passée de 12% à 7% dans un contexte de taux d’intérêt bas, tandis que les dépôts à vue ont augmenté de 22,9% à 35,7%.


Forte augmentation des actifs sous gestion


Les actifs sous gestion ont connu une forte augmentation à +12,1%, pour atteindre 8 830,3 milliards de francs en 2021. Les avoirs de la clientèle suisse et étrangère ont augmenté de manière égale. Le principal moteur est la forte augmentation des portefeuilles de titres dans les dépôts de la clientèle bancaire (+14,3%). Au cours des dix dernières années, les banques ont pu augmenter leurs actifs sous gestion de 68%, même si la part des actifs détenus par les clients étrangers a légèrement diminué, notamment en raison de l’appréciation du franc suisse.


Le nombre d’employés des banques a augmenté pour la deuxième année consécutive


Malgré la consolidation en cours dans le secteur, le nombre d’employés des 239 banques en Suisse a augmenté d’environ 619 équivalents plein temps pour atteindre 90 576,6 employés. Toutefois, il ne faut pas encore nécessairement s’attendre à un renversement de tendance. Depuis 2013, le nombre d’employés dans les banques n’avait cessé de diminuer en raison de la consolidation, du renforcement de la réglementation et de l’externalisation d’activités.

Partager cette publication
URL de partage
Précédent

Pictet Wealth Management devient neutre sur les actions chinoises

Suivant

Quel destin des taux courts et des banques centrales ?

Accès Premium actif !

Vous avez désormais accès à toutes les publications Premium.

Bienvenue sur Capital insight !

Suite au rapprochement de fibee.fr et de lexpertinvest.com, Capital Insight devient la plateforme de la sélection de fonds et de la gestion d’actifs en France, Suisse, au Luxembourg et à Monaco.