V1.0 (20.06.24) : Lancement du site internet

La plateforme de la sélection de fonds et de la gestion d’actifs

“Nous restons surpondérés sur les obligations souveraines du noyau de l’euro”

Dans cette analyse écrite par Nadia Gharbi, Senior economist, Lauréline Renaud-Chatelain, Fixed-income strategist et Milène Dumont, Strategist, Pictet Wealth Management partage ses anticipations 2024 sur le marché obligataire italien et espagnole.


La croissance dans les pays périphériques de la zone euro a été relativement résistante cette année grâce à une forte activité de construction en Italie et à une reprise du tourisme, en particulier en Espagne. Nous nous attendons à une croissance modérée au début de 2024 avant une légère reprise.

En Italie, la faible demande mondiale, l’impact des taux d’intérêt élevés et la suppression progressive des crédits d’impôt (le soi-disant « Superbonus ») sont les principaux risques. En même temps, la hausse du revenu réel des ménages devrait encore soutenir l’activité économique.

La politique fiscale restera un point central l’année prochaine face aux risques de dérapage budgétaire, en particulier en Italie. Même si nous nous attendons à ce que la Commission européenne fasse preuve de discrétion, les deux pays risquent une procédure de déficit excessif (PDE) au printemps 2024. Beaucoup dépendra également de l’existence ou non d’un accord sur les règles fiscales de l’UE.

Les obligations des périphéries de l’euro ont affiché une performance de marché résistante. Les obligations souveraines italiennes et espagnoles à dix ans ont surperformé leurs homologues françaises et allemandes, affichant un rendement total positif à ce jour de 12,1 % et 7,9 % respectivement, le 15 décembre (en euros).

Sans améliorations majeures en vue dans les perspectives économiques ou les finances publiques, nous nous attendons à ce que les spreads des obligations souveraines italiennes et espagnoles à dix ans par rapport au Bund restent dans une fourchette l’année prochaine (entre 150 et 200 points de base en Italie et entre 80 et 110 points de base en Espagne). Les rendements décents de 3,7 % pour les obligations gouvernementales italiennes à dix ans et de 3,0 % pour leurs équivalents espagnols (au 15 décembre) signifient que nous avons relevé notre position sur les obligations souveraines périphériques de sous-pondérées à neutres.

Avec la décision du PEPP derrière nous, l’attention se portera sur les données (d’inflation) des prochains mois pour déterminer le moment de la première baisse des taux. Notre scénario de base prévoit que la BCE commencera à baisser les taux en juin, avec un risque de mouvement anticipé en avril, mais beaucoup dépendra également de la Fed, que cela plaise ou non à la BCE.

Nous restons surpondérés sur les obligations souveraines du noyau de l’euro car les pays du noyau disposent de plus d’espace budgétaire que l’Italie ou l’Espagne, où les risques pour la viabilité budgétaire à moyen terme demeurent. Les acteurs du marché risquent de ne pas être indulgents en cas de dérapage budgétaire ou si les gouvernements de ces pays échouent à mettre en œuvre des réformes structurelles nécessaires.

Partager cette publication
URL de partage
Précédent

Marchés : Un rallye qui n’en finit plus !

Suivant

Oui, la crise immobilière est presque terminée !

Accès Premium actif !

Vous avez désormais accès à toutes les publications Premium.

Bienvenue sur Capital insight !

Suite au rapprochement de fibee.fr et de lexpertinvest.com, Capital Insight devient la plateforme de la sélection de fonds et de la gestion d’actifs en France, Suisse, au Luxembourg et à Monaco.