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Une élection peut en cacher une autre

Christopher Dembik

Nous aurions pu épiloguer longuement sur le blocage institutionnel possible résultant du second tour des élections législatives et de son impact sur l’économie française. La triste réalité, c’est que peu importe la coalition qui s’installera à Matignon dans les jours à venir, elle n’aura aucune marge de manœuvre en raison du déficit budgétaire abyssal de la France. Nous estimons qu’il atteindra 5,5% cette année, contre une prévision du gouvernement sortant à 5,1%. Pour renouer avec une trajectoire de déficit crédible, il faudra au bas mot baisser les dépenses publiques de 15 milliards d’euros sur le second semestre. Cela va irrémédiablement comprimer la croissance. La cible gouvernementale se situe à 1% pour 2024. Si on atteint 0,8%, ce sera déjà bien.

La vraie élection qui comptait la semaine dernière, c’était l’élection générale au Royaume-Uni. Pas de crise institutionnelle. Le Parti Travailliste est le grand vainqueur, comme prévu. Sur quel programme a-t-il été élu ? Plafonnement du taux d’impôt sur les sociétés à 25%, construction de centrales nucléaires, recrutement de 13 000 policiers, réduction de la dette publique, soutien à Israël…Rachel Reeves a été nommée chancelier de l’Échiquier. Elle est à l’origine de la nouvelle philosophie économique et politique des Travaillistes – les « securonomics ». Source d’inspiration pour les politiques de ce côté-ci de la Manche ?

Le calendrier politique chargé a complètement éclipsé le traditionnel forum de Sintra organisé par la Banque Centrale Européenne (BCE) au Portugal. Le point d’orgue de Sintra fut l’intervention de Christine Lagarde qui a indiqué que la BCE est « data-dependent » et non pas « data-point dependent ». Vous l’avez compris, vous n’avez rien raté. La prochaine baisse des taux en zone euro est toujours prévue pour septembre.

Perspectives

Les derniers chiffres du chômage aux États-Unis renforcent la possibilité d’une baisse des taux par la Réserve Fédérale américaine (Fed) en septembre. Désormais, le marché monétaire estime que la probabilité de baisse est de 75%. C’est également notre scénario. Jérôme Powell pourrait donner des indications allant dans ce sens lors de ses deux interventions prévues cette semaine, demain et mercredi. La Fed pourrait donc prochainement rejoindre le club des banques centrales des pays développés qui ont amorcé un cycle d’assouplissement. Selon Bloomberg, 42% des 34 banques centrales des plus grandes économies mondiales ont déjà baissé leur taux.

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